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	<title>Archives des actualités sur la santé</title>
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	<title>Archives des actualités sur la santé</title>
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		<title>Alcool : une fiscalité qui peine à envoyer un signal clair</title>
		<link>https://fiscalite-comportementale.org/alcool-une-fiscalite-qui-peine-a-envoyer-un-signal-clair/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2026 12:24:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[actualités - santé]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En France, la fiscalité sur l’alcool est régulièrement justifiée par un objectif de santé publique : réduire la consommation excessive, prévenir les addictions et contribuer au financement des coûts sanitaires associés. Pourtant, lorsqu’on observe le détail des taxes appliquées aux différentes boissons alcoolisées, le signal envoyé au consommateur apparaît beaucoup moins lisible. La question n’est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">En France, la fiscalité sur l’alcool est régulièrement justifiée par un objectif de santé publique : réduire la consommation excessive, prévenir les addictions et contribuer au financement des coûts sanitaires associés. Pourtant, lorsqu’on observe le détail des taxes appliquées aux différentes boissons alcoolisées, le signal envoyé au consommateur apparaît beaucoup moins lisible.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La question n’est pas seulement de savoir si l’alcool est suffisamment taxé. Elle est aussi de savoir si cette fiscalité est cohérente avec le risque qu’elle prétend corriger.</span></p>
<h2><b>Une fiscalité très différenciée selon les produits</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">La taxation des boissons alcoolisées repose sur un empilement de droits d’accises, de cotisations spécifiques et de TVA. Les règles varient selon les catégories de produits : vin tranquille, vin mousseux, bière, spiritueux, rhum des DOM, produits intermédiaires ou encore boissons dites “premix”.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette architecture fiscale rend la comparaison difficile. Certains produits sont taxés à l’hectolitre, d’autres selon le degré d’alcool, et les spiritueux le sont à l’hectolitre d’alcool pur. Résultat : deux boissons contenant une quantité comparable d’alcool pur peuvent supporter des niveaux de taxation très différents.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est l’un des points soulevés par Patrick Coquart dans son analyse de la fiscalité comportementale : la fiscalité de l’alcool apparaît moins construite autour d’un principe sanitaire simple que d’une addition de règles historiques, économiques et sectorielles.</span></p>
<h2><b>Un même volume d’alcool, des taxes très différentes</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Le paradoxe apparaît clairement lorsqu’on raisonne non plus par type de boisson, mais par quantité d’alcool pur consommée.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Selon les calculs repris par la mission d’évaluation et de contrôle de la Sécurité sociale du Sénat, un litre de bière est dix fois plus taxé qu’un litre de vin, hors TVA, et un litre de spiritueux l’est 245 fois plus. Rapporté au verre, un verre de vin de 10 cl est taxé à hauteur de 0,4 centime, contre 10 centimes pour un verre de bière de 25 cl et 31 centimes pour un verre de spiritueux de 2,5 cl. Pourtant, ces verres correspondent à une quantité comparable d’alcool pur.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette différence interroge. Si l’objectif principal est sanitaire, la logique voudrait que la fiscalité reflète d’abord la quantité d’alcool consommée, indépendamment de la catégorie de boisson. Or, dans le système actuel, le message fiscal varie fortement selon les produits.</span></p>
<h2><b>Une efficacité difficile à isoler</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">La consommation d’alcool a fortement diminué en France sur le long terme. D’après les données citées par l’IREF, la quantité d’alcool pur mise en vente est passée de 26 litres par habitant de 15 ans et plus en 1961 à 10,35 litres en 2023. Mais attribuer cette baisse uniquement à la fiscalité serait réducteur.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le recul concerne notamment le vin, qui reste pourtant l’un des produits alcoolisés les moins taxés. À l’inverse, la bière, davantage taxée que le vin, a connu une évolution différente : malgré une forte hausse des taxes en 2013, sa consommation a ensuite rebondi pour dépasser en 2023 son niveau de 2000.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces évolutions suggèrent que d’autres facteurs jouent un rôle majeur : transformation des modes de vie, rapport différent à la santé, changement des habitudes alimentaires, évolution culturelle de la consommation d’alcool ou campagnes de prévention.</span></p>
<h2><b>Taxer pour prévenir ou taxer pour rapporter ?</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">La fiscalité comportementale repose sur une tension permanente. Si elle est efficace, les comportements à risque diminuent, et les recettes fiscales associées devraient baisser. Mais si ces taxes deviennent une ressource budgétaire durable, leur finalité sanitaire peut être questionnée.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’alcool illustre bien cette ambiguïté. L’État justifie la taxation au nom de la santé publique, mais le système fiscal conserve des écarts importants entre produits. Le vin, pour des raisons économiques, culturelles et politiques, bénéficie d’un traitement bien plus favorable que d’autres boissons alcoolisées.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette situation brouille le message. Pour le consommateur, la fiscalité devrait théoriquement indiquer le niveau de risque : plus un produit est nocif, plus il est taxé. Dans les faits, elle reflète aussi des arbitrages économiques et sectoriels.</span></p>
<h2><b>Vers une fiscalité plus lisible ?</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Une réforme cohérente de la fiscalité de l’alcool pourrait donc consister à taxer davantage en fonction de la quantité d’alcool pur contenue dans les produits. Cette approche aurait le mérite de rendre le signal fiscal plus clair : ce n’est pas la catégorie de boisson qui serait d’abord visée, mais le volume d’alcool consommé.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Une telle évolution soulèverait évidemment des difficultés économiques et politiques, notamment pour les filières les plus protégées. Mais elle permettrait de rapprocher la fiscalité de son objectif affiché : orienter les comportements en fonction du risque réel.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La fiscalité comportementale ne peut être efficace que si elle est compréhensible. Dans le cas de l’alcool, le débat ne doit donc pas seulement porter sur le niveau des taxes, mais sur leur cohérence. Il faut arrêter de taxer toujours plus pour taxer mieux.</span></p>
<h3><b>Sources </b></h3>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Patrick Coquart, </span><a href="https://fr.irefeurope.org/la-fiscalite-comportementale-complexe-exorbitante-incoherente-et-inefficace/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">La fiscalité comportementale : complexe, exorbitante, incohérente et… inefficace</span></a><span style="font-weight: 400;"> , IREF, 3 juin 2026.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Patrick Coquart, intervention du 26/11/2025 &#8211; </span><a href="https://fiscalite-comportementale.org/fiscalite-comportementale-limites-prevention-marche-noir-debat-assemble/"><span style="font-weight: 400;">Fiscalité comportementale : entre prévention, marché noir et contournements industriels</span></a></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><a href="https://www.ofdt.fr/publication/2025/la-consommation-d-alcool-et-ses-consequences-en-france-en-2024-2624" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">OFDT</span></a><span style="font-weight: 400;"> / données sur l’évolution de la consommation d’alcool en France.</span></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Renforcer les taxes sur les produits sucrés : un outil au service de la prévention</title>
		<link>https://fiscalite-comportementale.org/renforcer-taxes-produits-sucres-prevention/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Nov 2024 14:12:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[actualité - fiscalité comportementale]]></category>
		<category><![CDATA[actualités - santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les taxes sur les produits sucrés peuvent-elles réduire la consommation et améliorer la santé publique, tout en affrontant les défis économiques et sociaux.</p>
<p>L’article <a href="https://fiscalite-comportementale.org/renforcer-taxes-produits-sucres-prevention/">Renforcer les taxes sur les produits sucrés : un outil au service de la prévention</a> est apparu en premier sur <a href="https://fiscalite-comportementale.org">L&#039;Observatoire de la fiscalité comportementale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1><b>Renforcer les taxes sur les produits sucrés : un outil au service de la prévention</b></h1>
<p>Lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale, les sénateurs ont décidé de multiplier par trois la taxe appliquée aux boissons les plus riches en sucre ajouté. Par ailleurs, ils ont également procédé à une augmentation de la taxe sur les édulcorants de synthèse, fréquemment utilisés par les industriels comme alternative au sucre.</p>
<p>Le sucre, omniprésent dans l’alimentation moderne, est devenu l’une des principales cibles des politiques de santé publique. En cause : son rôle dans l&rsquo;explosion des maladies chroniques telles que l&rsquo;obésité, le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires, qui pèsent lourdement sur les systèmes de santé. La fiscalité apparaît comme un outil de choix pour réduire la consommation excessive de sucre, mais son efficacité et ses effets secondaires font débat.</p>
<h2><b>Des succès documentés sur les taxes sur les produits sucrés<br />
</b></h2>
<p>Les taxes sur les produits sucrés, souvent qualifiées de « fiscalité comportementale », visent un double objectif. D&rsquo;une part, décourager la consommation de produits riches en sucres ajoutés par une hausse des prix. D&rsquo;autre part, inciter les industriels à reformuler leurs produits pour réduire leur teneur en sucre.</p>
<p>Des exemples internationaux illustrent l’impact de ces mesures. Au Mexique, l’instauration en 2014 d’une taxe sur les boissons sucrées a entraîné une baisse immédiate des ventes de 7,6 %, un effet qui s’est maintenu dans le temps. Au Royaume-Uni, la « Soft Drinks Industry Levy », adoptée en 2018, a conduit à une réduction significative du sucre dans les boissons, avec plus de 50 % des produits reformulés en deux ans.</p>
<p>En France, la « taxe <a href="https://fiscalite-comportementale.org/?s=taxe+soda" target="_blank" rel="noopener">soda</a> », mise en place en 2012 et révisée en 2018, a généré des effets similaires. Selon un <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b0452_proposition-loi" target="_blank" rel="noopener">rapport</a> de la Commission des Affaires sociales, près d’un tiers des marques ont modifié leurs recettes pour échapper aux tranches de taxation les plus élevées. Cependant, ces succès sont à nuancer par des résultats variables selon les produits et les catégories de consommateurs.</p>
<h2><b>Une mesure efficace mais controversée</b></h2>
<h3><b>Des bénéfices de santé publique difficiles à isoler</b></h3>
<p>Si la fiscalité sur le sucre réduit la consommation des produits ciblés, son impact global sur la santé publique reste sujet à débat. Certains experts estiment que les consommateurs compensent la baisse des produits sucrés taxés en se tournant vers des alternatives tout aussi caloriques ou en augmentant leur consommation d&rsquo;autres aliments. Cela limite l’effet escompté sur l’obésité et les pathologies associées.</p>
<p>Le cas du Chili est particulièrement révélateur. Malgré une fiscalité stricte sur les boissons sucrées et d&rsquo;autres produits riches en sucre, le pays affiche toujours l’un des taux d’obésité les plus élevés au monde. Ce constat souligne que la fiscalité, bien qu’efficace pour modifier certains comportements, ne peut à elle seule inverser des dynamiques structurelles telles que la prévalence de la malbouffe ou les inégalités d’accès à des aliments sains.</p>
<h3><b>Un poids disproportionné sur les ménages modestes</b></h3>
<p>Les taxes sur le sucre sont souvent critiquées pour leur caractère régressif. En augmentant les prix des produits ciblés, elles touchent plus fortement les ménages aux revenus modestes, qui consacrent une part importante de leur budget alimentaire à des produits transformés. Ces ménages sont également les plus exposés à la surconsommation de sucre, notamment via des aliments bon marché à faible valeur nutritionnelle.</p>
<p>Pour ces populations, une fiscalité mal calibrée peut exacerber les inégalités alimentaires et réduire l’accessibilité économique à certains produits. Des solutions compensatoires, comme des chèques alimentaires dédiés à l’achat de produits sains, sont souvent proposées, mais elles restent peu mises en œuvre.</p>
<h3><b>Des résistances fortes de l&rsquo;industrie agroalimentaire</b></h3>
<p>L’instauration de taxes sur le sucre suscite également des tensions avec les industriels, qui dénoncent une stigmatisation de leurs produits et un risque pour la compétitivité. En France, l&rsquo;ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires) critique régulièrement ces mesures, qu&rsquo;elle juge inefficaces pour répondre aux enjeux de santé publique tout en menaçant des milliers d&#8217;emplois.</p>
<p>Un autre point de friction réside dans le manque de concertation et de visibilité. Contrairement au Royaume-Uni, qui a laissé deux ans aux industriels pour s’adapter à sa taxe soda, la France a souvent agi dans l’urgence, limitant les capacités d’ajustement des fabricants. Pour éviter ces écueils, certains experts préconisent une approche progressive et incitative, associant les acteurs économiques à l’élaboration des politiques.</p>
<h3><b>Vers une fiscalité plus ciblée et intégrée</b></h3>
<p>Pour maximiser son efficacité, la fiscalité sur le sucre doit s’inscrire dans une stratégie globale de santé publique. Cela implique de mieux cibler les catégories de produits les plus problématiques, notamment ceux consommés massivement par les enfants, et d’accompagner ces mesures par des politiques éducatives et des campagnes de sensibilisation.</p>
<p>Par ailleurs, l’affectation des recettes fiscales est un levier essentiel pour renforcer l’acceptabilité sociale. En France, les revenus issus de la taxe soda, qui ont atteint 443 millions d’euros en 2023, pourraient être réinvestis dans des programmes de prévention ou des subventions pour des aliments sains, comme des fruits et légumes frais. Cette approche permettrait de concilier objectifs de santé publique et justice sociale.</p>
<h3><b>Un équilibre délicat à trouver</b></h3>
<p>La fiscalité sur le sucre, bien qu’imparfaite, reste un outil précieux pour orienter les comportements alimentaires et responsabiliser les industriels. Mais pour en faire un levier durable de santé publique, il est crucial de répondre aux critiques légitimes sur son impact social et économique. Une stratégie mieux intégrée, associant taxation, éducation et soutien aux consommateurs, pourrait permettre de relever le défi de la surconsommation de sucre tout en réduisant les inégalités alimentaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Sources :</strong></h3>
<p>Public Sénat &#8211; 21/11/2024 <a href="https://www.publicsenat.fr/actualites/sante/budget-de-la-secu-la-taxe-soda-fortement-revue-a-la-hausse-par-le-senat">https://www.publicsenat.fr/actualites/sante/budget-de-la-secu-la-taxe-soda-fortement-revue-a-la-hausse-par-le-senat</a></p>
<p>Institut Montaigne &#8211;  06/11/2024 <a href="https://www.institutmontaigne.org/expressions/budget-2025-taxe-sucre-repenser-la-formule">https://www.institutmontaigne.org/expressions/budget-2025-taxe-sucre-repenser-la-formule</a></p>
<p>Le Dauphine Libéré &#8211;  03/11/2024 <a href="https://www.ledauphine.com/economie/2024/11/03/taxe-produits-sucres-ca-ne-sera-pas-assez-significatif-pour-dissuader">https://www.ledauphine.com/economie/2024/11/03/taxe-produits-sucres-ca-ne-sera-pas-assez-significatif-pour-dissuader</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Taxer l’alcool pour sauver des vies ? Retour sur le Minimum Unit Pricing écossais</title>
		<link>https://fiscalite-comportementale.org/taxe-sur-l-alcool-minimum-unit-pricing-ecosse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Oct 2024 14:24:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[actualité - normes européennes]]></category>
		<category><![CDATA[actualités - santé]]></category>
		<category><![CDATA[Alcool]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment le Minimum Unit Pricing en Écosse réduit les méfaits de l'alcool et inspire d'autres pays à adopter des politiques similaires.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Taxer l’alcool pour sauver des vies ? Retour sur le Minimum Unit Pricing écossais</strong></h1>
<p>La mise en place d’un prix unitaire minimum pour l’alcool en Écosse a marqué un tournant dans la lutte contre ses méfaits. Depuis 2018, cette mesure montre des résultats prometteurs en santé publique. Cependant, elle continue de susciter des débats sur ses limites et son adoption potentielle dans d’autres pays.</p>
<h2>Une mesure pionnière aux ambitions claires</h2>
<p>L’Écosse a été le premier pays à instaurer un prix minimum par unité d’alcool, fixé à 0,50 £ (environ 0,58 €). L’objectif était de cibler les boissons bon marché et à forte teneur en alcool. Ces produits sont souvent consommés par les populations vulnérables. Des données solides soutiennent cette politique : augmenter le prix de l’alcool peut réduire sa consommation, en particulier chez les gros buveurs.</p>
<h2>Des résultats significatifs pour la santé publique</h2>
<p>Un rapport de Public Health Scotland en 2023 a révélé des effets notables. Entre 2018 et 2021, les ventes d’alcool ont diminué de 3 % en volume d’alcool pur. Le cidre (-21,5 %) et le poiré (-31,3 %), boissons bon marché, ont été particulièrement impactés.</p>
<p>Les bénéfices sur la santé publique sont aussi significatifs. Les décès imputables à l’alcool ont baissé de 13,4 %, et les hospitalisations liées à l’alcool ont diminué de 4,1 %. Ces progrès sont plus marqués chez les hommes et dans les zones défavorisées, les plus touchées par l’alcoolisme.</p>
<h2>Des impacts économiques limités</h2>
<p>L’impact économique sur l’industrie de l’alcool a été faible, malgré les craintes initiales. Les détaillants ont compensé la baisse des ventes par l’augmentation des prix. Les profits n’ont pas chuté de façon notable. Ces résultats rassurent les acteurs économiques et encouragent d’autres pays à envisager des mesures similaires.</p>
<h2>Des critiques et des défis persistants</h2>
<h3>Un effet limité sur les populations dépendantes</h3>
<p>Malgré son efficacité générale, le MUP a peu d’impact sur les buveurs dépendants à faibles revenus. Ces derniers, moins sensibles à la hausse des prix, pourraient voir leur situation s’aggraver à cause de leur précarité.</p>
<h3>Une politique perçue comme régressive</h3>
<p>Le MUP est critiqué pour son effet régressif. Il touche davantage les ménages modestes, qui consacrent une plus grande part de leur revenu à l’alcool. Ces critiques mettent en lumière la nécessité d’un accompagnement, par exemple via des aides au sevrage ou des subventions pour les plus vulnérables.</p>
<h3>Un risque d’inégalités régionales</h3>
<p>Le MUP appliqué à l’échelle nationale pourrait aussi creuser les disparités régionales. En Écosse, les différences de prix avec les régions voisines, comme l’Angleterre, favorisent les achats transfrontaliers.</p>
<h2>Une évolution nécessaire pour maintenir l’efficacité</h2>
<p>Pour contrer l’inflation et préserver les bénéfices, le Parlement écossais a décidé d’augmenter le MUP à 0,65 £ (environ 0,75 €) en 2024. Cette hausse vise à maintenir l’effet dissuasif sur la consommation.</p>
<p>En parallèle, il est essentiel de cibler les personnes dépendantes. Cela inclut des programmes de sevrage intensifs et une meilleure prise en charge des maladies liées à l’alcool.</p>
<h2>Une source d’inspiration pour d’autres pays ?</h2>
<p>L’expérience écossaise attire l’attention à l’international. En Angleterre, les décès liés à l’alcool ont augmenté de 10,8 % entre 2019 et 2022. Cette hausse pousse certains à réclamer un MUP. Les données montrent que cette mesure pourrait avoir un impact notable sur la consommation et ses effets négatifs.</p>
<h2><strong>Sources :</strong></h2>
<p>LaGalaxieSénat &#8211;  15/10/2024 <a href="https://www.senat.fr/rap/r23-638/r23-63824.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">https://www.senat.fr/rap/r23-638/r23-63824.html</span></a></p>
<p>ScottishGovernment &#8211; 17/05/2024 <a href="https://www.gov.scot/news/minimum-unit-pricing-rise-1/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">https://www.gov.scot/news/minimum-unit-pricing-rise-1/</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://fiscalite-comportementale.org/taxe-sur-l-alcool-minimum-unit-pricing-ecosse/">Taxer l’alcool pour sauver des vies ? Retour sur le Minimum Unit Pricing écossais</a> est apparu en premier sur <a href="https://fiscalite-comportementale.org">L&#039;Observatoire de la fiscalité comportementale</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fiscalité comportementale et lutte contre le tabac : le prix comme levier de santé publique</title>
		<link>https://fiscalite-comportementale.org/augmenter-le-prix-tabac-reduire-consommation-fiscalite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jun 2024 14:26:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[actualités - santé]]></category>
		<category><![CDATA[Tabac]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fiscalite-comportementale.org/?p=5121</guid>

					<description><![CDATA[<p>La fiscalité comportementale, centrée sur la hausse des prix du tabac, vise à réduire la prévalence du tabagisme tout en finançant des programmes de santé publique. Cette stratégie éprouvée à l'international pourrait transformer durablement la lutte contre le tabac en France.</p>
<p>L’article <a href="https://fiscalite-comportementale.org/augmenter-le-prix-tabac-reduire-consommation-fiscalite/">Fiscalité comportementale et lutte contre le tabac : le prix comme levier de santé publique</a> est apparu en premier sur <a href="https://fiscalite-comportementale.org">L&#039;Observatoire de la fiscalité comportementale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Fiscalité comportementale et lutte contre le tabac : le prix comme levier de santé publique</strong></h1>
<p><a href="https://fiscalite-comportementale.org/etats-des-lieux-de-la-fiscalite-comportementale-dans-lue/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">La fiscalité comportementale</span></a> est un outil stratégique pour réduire les comportements nocifs. Dans le cas du tabac, elle a montré des résultats prometteurs, mais suscite encore des débats. En France, 73 000 décès prématurés sont liés au tabac chaque année. Son coût économique et social est colossal. Pour réduire la consommation, les pouvoirs publics misent sur des hausses significatives des prix.</p>
<h2><strong>Une stratégie efficace, mais à renforcer</strong></h2>
<p>L’idée est simple : augmenter le prix des cigarettes grâce aux taxes pour en limiter l’accessibilité. Cela incite les fumeurs à réduire leur consommation ou à arrêter. Selon un rapport de la commission des Affaires sociales du Sénat, une hausse de 5 % par an pourrait porter le prix du paquet à 25 euros d’ici 2040. Les données montrent qu’une augmentation de plus de 4 % diminue la prévalence du tabagisme.</p>
<p>Des exemples internationaux appuient cette approche. En Australie, où un paquet dépasse 25 dollars australiens (environ 15 euros), le taux de fumeurs adultes est inférieur à 12 %. Ces résultats confirment que le prix influence le comportement des consommateurs. Les jeunes et les ménages à faibles revenus y sont particulièrement sensibles.</p>
<h2><strong>Des bénéfices sanitaires et fiscaux</strong></h2>
<p>En France, le tabac génère 15 milliards d’euros de recettes fiscales chaque année. Toutefois, les maladies qu’il engendre coûtent 26 milliards d’euros par an au système de santé. La fiscalité comportementale vise donc un double objectif : réduire l’impact sanitaire et financer la prévention ainsi que l’aide au sevrage.</p>
<p>D’autres mesures ont contribué à la baisse du tabagisme, comme le <strong>Mois sans tabac</strong> ou l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Pourtant, un quart des adultes français fume encore. Ce chiffre stagne, illustrant les limites des politiques actuelles.</p>
<h2><strong>Les défis liés à l’augmentation des prix</strong></h2>
<h3><strong>Le risque du marché parallèle</strong></h3>
<p>L’un des principaux arguments contre une hausse des prix est l’essor du marché noir et des achats transfrontaliers. En Belgique et en Espagne, où le tabac est moins cher, ces pratiques se sont intensifiées.</p>
<p>Cependant, le rapport sénatorial relativise ce risque. Les études des industriels sur la contrebande sont souvent contestées pour leur méthodologie. En réalité, la hausse du marché parallèle reste limitée et ne compromet pas l’efficacité des hausses tarifaires.</p>
<h3><strong>Un impact social à prendre en compte</strong></h3>
<p>L’augmentation du prix du tabac est perçue comme une mesure régressive. Elle touche davantage les ménages à faibles revenus, qui fument proportionnellement plus et consacrent une part importante de leur budget au tabac. Pour atténuer cet effet, les experts recommandent d’accompagner ces hausses avec des aides au sevrage. Parmi elles : un remboursement élargi des substituts nicotiniques et des campagnes d’accompagnement renforcées.</p>
<h2><strong>Un levier incontournable pour l’avenir</strong></h2>
<p>L’augmentation progressive du prix du tabac reste une solution efficace, mais elle doit s’intégrer dans une stratégie globale. Les décideurs doivent trouver un équilibre entre santé publique, acceptabilité sociale et lutte contre le marché parallèle. Une approche cohérente, associée à des campagnes éducatives et un soutien accru au sevrage, pourrait faire de cette fiscalité un outil clé pour réduire durablement le tabagisme en France.</p>
<h2>Sources :</h2>
<p>Le Figaro &#8211; 10/05/2025 <a href="https://www.lefigaro.fr/social/vers-un-paquet-de-cigarettes-a-plus-de-20-euros-pour-preserver-la-sante-des-francais-20240530" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">https://www.lefigaro.fr/social/vers-un-paquet-de-cigarettes-a-plus-de-20-euros-pour-preserver-la-sante-des-francais-20240530</span></a></p>
<p>Les Echos &#8211; 07/02/2024 <a href="https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/tabac-le-senat-veut-porter-le-prix-du-paquet-de-cigarettes-a-20-euros-dici-dix-ans-2098185" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/tabac-le-senat-veut-porter-le-prix-du-paquet-de-cigarettes-a-20-euros-dici-dix-ans-2098185</span></a></p>
<p>Capital &#8211; 30/05/2025 <a href="https://www.capital.fr/economie-politique/tabac-le-prix-du-paquet-de-cigarettes-pourrait-il-passer-a-25-euros-1497486" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">https://www.capital.fr/economie-politique/tabac-le-prix-du-paquet-de-cigarettes-pourrait-il-passer-a-25-euros-1497486</span></a></p>
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		<title>La taxe sur le sucre en Nouvelle-Calédonie : une initiative ambitieuse pour une transformation sanitaire durable</title>
		<link>https://fiscalite-comportementale.org/taxe-sur-le-sucre-nouvelle-caledonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 May 2024 14:47:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[actualités - santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fiscalite-comportementale.org/?p=5154</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment la Nouvelle-Calédonie combat l'obésité et le diabète avec une taxe sur le sucre et renforce son impact.</p>
<p>L’article <a href="https://fiscalite-comportementale.org/taxe-sur-le-sucre-nouvelle-caledonie/">La taxe sur le sucre en Nouvelle-Calédonie : une initiative ambitieuse pour une transformation sanitaire durable</a> est apparu en premier sur <a href="https://fiscalite-comportementale.org">L&#039;Observatoire de la fiscalité comportementale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>La taxe sur le sucre en Nouvelle-Calédonie : une initiative ambitieuse pour une transformation sanitaire durable</strong></h1>
<p>En mai 2024, la Nouvelle-Calédonie a adopté une taxe ciblée sur les produits sucrés. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie de fiscalité comportementale et vise à lutter contre les maladies liées à la surconsommation de sucre. Avec des taux alarmants d’obésité et de diabète, cette initiative reflète une volonté politique forte de protéger la santé publique. Pour garantir son succès, il est toutefois nécessaire d’évaluer ses impacts et d’envisager des améliorations.</p>
<h2>Une réponse à une crise sanitaire alarmante</h2>
<p>Deux Calédoniens sur trois sont en surcharge pondérale, et un tiers souffre d’obésité. Le diabète touche 10 % des adultes. Chez les enfants, 40 % des jeunes de 12 ans sont en surpoids, dont 18 % en obésité sévère. Ces chiffres, bien supérieurs à la moyenne française, appellent une intervention rapide et ciblée.</p>
<p>La taxe s’applique à une large gamme de produits contenant plus de 5 grammes de sucre pour 100 grammes ou millilitres. Elle concerne les boissons sucrées, glaces, confiseries, sauces préparées et pâtisseries industrielles. L’objectif est de réduire la consommation de sucre en augmentant les prix. Elle vise aussi à inciter les industriels à reformuler leurs produits.</p>
<h2>Une fiscalité comportementale entre espoirs et critiques</h2>
<h3>Des ambitions de santé publique claires</h3>
<p>Cette taxe ne se limite pas à son rôle dissuasif. Les 1,5 milliard de francs CFP attendus chaque année financeront des programmes de prévention contre le diabète et l’obésité. Ils incluront aussi des actions éducatives dans les écoles. Par exemple, des « cooking classes », inspirées du Pacifique, visent à sensibiliser les jeunes à une alimentation équilibrée.</p>
<h3>Des limites structurelles et sociales</h3>
<p>Les critiques concernant les taxes comportementales refont surface. Les ménages modestes, qui achètent davantage de produits bon marché, sont plus touchés par la hausse des prix. Sans mesures compensatoires, comme des chèques alimentaires pour des produits sains, cette taxe pourrait aggraver les inégalités.</p>
<p>Par ailleurs, l’efficacité de cette mesure pour réduire l’obésité et le diabète reste incertaine. Des études internationales montrent que si la consommation des produits ciblés diminue, certains consommateurs se tournent vers d’autres aliments problématiques, comme ceux riches en graisses ou en sodium.</p>
<h2>Un cadre d’application encore à perfectionner</h2>
<h3>Des ajustements laborieux</h3>
<p>L’adoption de cette taxe a été ralentie par des négociations avec les industriels locaux. Ces derniers craignaient un impact négatif sur leur compétitivité. Pour apaiser les tensions, la taxe a été élargie pour inclure le sucre blanc et les produits transformés localement.</p>
<h3>Un déploiement prometteur mais incomplet</h3>
<p>L’absence d’une campagne de sensibilisation massive a réduit l’impact initial de la taxe. Une meilleure communication sur ses objectifs et ses bénéfices aurait pu renforcer l’adhésion des citoyens et diminuer les résistances sociales.</p>
<h2>Une stratégie intégrée pour maximiser l’efficacité</h2>
<p>Pour devenir un véritable levier de transformation, cette taxe doit s’inscrire dans une stratégie globale. Plusieurs pistes sont envisageables :</p>
<ul>
<li><strong>Renforcer l’éducation alimentaire</strong> : Sensibiliser les enfants dès l’école primaire aux dangers d’une alimentation déséquilibrée et leur proposer des alternatives saines.</li>
<li><strong>Encourager l’innovation industrielle</strong> : Offrir des incitations aux entreprises locales pour développer des produits moins sucrés, tout en valorisant ces efforts auprès des consommateurs.</li>
<li><strong>Soutenir les populations vulnérables</strong> : Mettre en place des subventions pour les produits sains ou des aides financières pour les ménages les plus touchés.</li>
<li><strong>Évaluer et ajuster la mesure</strong> : Suivre l’impact de la taxe sur la consommation, la santé publique et l’économie pour identifier les améliorations possibles.</li>
</ul>
<h2>Une mesure exemplaire mais perfectible</h2>
<p>La taxe sur le sucre en Nouvelle-Calédonie est une initiative ambitieuse et nécessaire face à une crise sanitaire majeure. Si ses résultats à court terme doivent encore être démontrés, elle ouvre la voie à une réflexion plus large sur le rôle des politiques fiscales dans le changement des comportements alimentaires.</p>
<p>Cependant, son succès à long terme dépendra de sa capacité à réduire les inégalités sociales, à impliquer les acteurs économiques et à s’inscrire dans une stratégie globale. En réussissant ce pari, la Nouvelle-Calédonie pourrait devenir un modèle pour d’autres territoires confrontés aux mêmes défis. Elle prouverait que la fiscalité comportementale, bien conçue et accompagnée, peut transformer durablement les habitudes alimentaires et améliorer la qualité de vie des populations.</p>
<h2><strong>Sources :</strong></h2>
<p>FranceInfo &#8211; 04/05/2024 <a href="https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/la-taxe-sur-les-produits-sucres-affinee-au-congres-9-choses-a-signaler-1485389.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/la-taxe-sur-les-produits-sucres-affinee-au-congres-9-choses-a-signaler-1485389.html</span></a></p>
<p>Gouv.nc &#8211; <a href="https://dsf.gouv.nc/professionnels-impots-et-taxes/taxe-sur-certains-produits-alimentaires-contenant-du-sucre?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">https://dsf.gouv.nc/professionnels-impots-et-taxes/taxe-sur-certains-produits-alimentaires-contenant-du-sucre?utm_source=chatgpt.com</span></a></p>
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		<title>Fiscalité comportementale et santé publique : le défi des produits gras et sucrés</title>
		<link>https://fiscalite-comportementale.org/fiscalite-comportementale-produits-gras-sucres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Apr 2024 13:42:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[actualités - santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Explorez le lien entre la fiscalité comportementale et la santé publique face aux produits gras et sucrés.</p>
<p>L’article <a href="https://fiscalite-comportementale.org/fiscalite-comportementale-produits-gras-sucres/">Fiscalité comportementale et santé publique : le défi des produits gras et sucrés</a> est apparu en premier sur <a href="https://fiscalite-comportementale.org">L&#039;Observatoire de la fiscalité comportementale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1><b>Fiscalité comportementale et santé publique : le défi des produits gras et sucrés</b></h1>
<p><span style="font-weight: 400;">La fiscalité comportementale concernant les produits gras et sucrés est au centre des politiques de santé publique visant à contrer l&rsquo;explosion des maladies chroniques liées à une alimentation déséquilibrée. Les taxes sur les produits gras et sucrés se positionnent comme des outils essentiels mais divisent autant qu’elles interpellent. Si leur objectif est d’orienter les comportements alimentaires et de responsabiliser les industriels, leur efficacité, leur équité et leurs conséquences économiques restent sujets à débat.</span></p>
<h2><b>Une crise alimentaire et sanitaire sans précédent</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Les données sont alarmantes : en France</span><span style="font-weight: 400;">, </span><span style="font-weight: 400;">environ 17 % des adultes sont obèses, selon Santé publique France (2020), mais si on inclut le surpoids, cela concerne 47 % des adultes.. À cela s’ajoute l’influence omniprésente des produits ultra-transformés, souvent riches en sucres et graisses, dans le régime alimentaire moderne.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans ce contexte, la fiscalité comportementale apparaît comme une réponse tangible. En augmentant les prix des produits ciblés, ces taxes visent à dissuader la consommation tout en incitant les industriels à reformuler leurs recettes. Les exemples du </span><a href="https://fiscalite-comportementale.org/taxes-nutritionnelles-les-exemples-en-europe-et-au-mexique/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Mexique</span></a><span style="font-weight: 400;"> et du </span><a href="https://fiscalite-comportementale.org/en-france-la-fiscalite-sur-le-tabac-prend-un-virage-vers-lapproche-anglo-saxonne/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Royaume-Uni</span></a><span style="font-weight: 400;"> illustrent cette dynamique. Depuis l’introduction de la taxe sur les boissons sucrées, le Mexique a enregistré une baisse de 7,6 % des ventes dès la première année. Quant au Royaume-Uni, sa taxe progressive a conduit à la reformulation de plus de 50 % des produits concernés, prouvant l’efficacité d’une approche incitative.</span></p>
<h2><b>La fiscalité comportementale des produits gras et sucrés : entre succès et limites</b></h2>
<h3><b>Des résultats encourageants mais incomplets</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Les bénéfices de ces taxes sont indéniables. En France, la taxe soda, introduite en 2012, a permis une réduction significative de la teneur en sucre dans de nombreuses boissons. Cependant, l’effet sur la santé publique reste limité par des comportements compensatoires. Les consommateurs, confrontés à des hausses de prix, peuvent se tourner vers des alternatives caloriques similaires, réduisant ainsi l’impact global sur l’obésité et les maladies associées.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De plus, certains pays ayant adopté des taxes strictes, comme le Chili, continuent de présenter des taux d’obésité élevés, soulignant l’incapacité de ces mesures à inverser à elles seules des tendances structurelles.</span></p>
<h3><b>Un outil perçu comme régressif</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Les taxes sur les produits gras et sucrés sont fréquemment critiquées pour leur impact disproportionné sur les ménages modestes. Ces populations, déjà exposées à une alimentation déséquilibrée, consacrent une part importante de leur budget à des produits transformés. Une hausse de prix, même modérée, peut aggraver les inégalités alimentaires et réduire l’accessibilité économique à certains produits.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour atténuer cet effet, des solutions compensatoires, comme des chèques alimentaires dédiés à l’achat de produits sains, sont souvent évoquées mais rarement mises en œuvre. Ces mécanismes, en rendant les alternatives nutritives plus accessibles, pourraient renforcer l’acceptabilité sociale des taxes.</span></p>
<h3><b>Des résistances industrielles et réglementaires</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">L’industrie agroalimentaire reste un acteur central dans ce débat. Les représentants du secteur, tels que l’ANIA, dénoncent un « food bashing » injuste et insistent sur les risques pour la compétitivité et l’emploi. En outre, ils mettent en lumière les incohérences de certaines politiques, comme la taxation des sucres tout en tolérant des substituts controversés tels que certains édulcorants.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La question du manque de concertation est également récurrente. Contrairement au Royaume-Uni, où les industriels ont bénéficié de deux ans pour s’adapter à la taxe soda, les mesures françaises sont souvent adoptées dans l’urgence, limitant les capacités d’ajustement.</span></p>
<h2><b>Vers une fiscalité comportementale intégrée et équitable des produits gras et sucrés<br />
</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour maximiser son efficacité, la fiscalité comportementale doit s’inscrire dans une stratégie globale, combinant taxation, éducation et régulation. Cela implique :</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Un ciblage précis des produits concernés</b><span style="font-weight: 400;">, en priorisant ceux à faible valeur nutritionnelle et largement consommés par les enfants.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Un réinvestissement des recettes fiscales</b><span style="font-weight: 400;"> dans des initiatives de santé publique, comme des campagnes éducatives ou des subventions pour des aliments sains.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Une collaboration accrue avec les industriels</b><span style="font-weight: 400;">, en leur offrant des délais suffisants pour reformuler leurs produits et en encourageant des engagements volontaires, comme ceux liés à l’amélioration du Nutri-Score.</span></li>
</ul>
<h2><b>Une fiscalité à calibrer pour relever les défis de demain</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">La fiscalité comportementale reste un levier puissant pour orienter les comportements alimentaires et favoriser une consommation plus responsable. Toutefois, son efficacité repose sur une mise en œuvre équilibrée, qui tient compte des impacts sociaux et économiques. En associant taxation, sensibilisation et soutien aux consommateurs les plus vulnérables, les décideurs peuvent transformer cet outil en une réponse durable aux défis croissants de la santé publique.</span></p>
<h3><strong>Sources :</strong></h3>
<p>Public Sénat &#8211; 03/04/2025 <a href="https://www.publicsenat.fr/actualites/economie/taxes-sur-les-produits-gras-et-sucres-les-industriels-de-lagroalimentaire-denoncent-un-food-bashing"><span style="font-weight: 400;">https://www.publicsenat.fr/actualites/economie/taxes-sur-les-produits-gras-et-sucres-les-industriels-de-lagroalimentaire-denoncent-un-food-bashing</span></a></p>
<p>Sénat &#8211; 07/02/2024 <a href="https://www.senat.fr/travaux-parlementaires/commissions/commission-des-affaires-sociales/la-fiscalite-comportementale-dans-le-domaine-de-la-sante.html"><span style="font-weight: 400;">https://www.senat.fr/travaux-parlementaires/commissions/commission-des-affaires-sociales/la-fiscalite-comportementale-dans-le-domaine-de-la-sante.html</span></a></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Diaporama &#8211; </span><a href="https://www.senat.fr/fileadmin/Commissions/Affaires_sociales/Fichiers/Convocations_Mecss/Diaporama.pdf"><span style="font-weight: 400;">https://www.senat.fr/fileadmin/Commissions/Affaires_sociales/Fichiers/Convocations_Mecss/Diaporama.pdf</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://fiscalite-comportementale.org/fiscalite-comportementale-produits-gras-sucres/">Fiscalité comportementale et santé publique : le défi des produits gras et sucrés</a> est apparu en premier sur <a href="https://fiscalite-comportementale.org">L&#039;Observatoire de la fiscalité comportementale</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mise à jour de l&#8217;infographie sur les paquets de cigarettes &#8211; 2023</title>
		<link>https://fiscalite-comportementale.org/mise-a-jour-de-linfographie-sur-les-paquets-de-cigarettes-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 May 2023 13:37:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[actualités - santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De 2021 à 2022, les recettes fiscales ont chuté.  En 2021, l&#8217;Etat a perdu 123 milliards d&#8217;euros (baisse de 0.8%) et 816 milliards en 2022 (baisse de 5.5%). Ainsi les recettes sont passées de 14 814 milliards d&#8217;euros en 2021 à 13 998 milliards d&#8217;euros en 2022.  Le volume des ventes des paquets de cigarettes suit [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://fiscalite-comportementale.org/mise-a-jour-de-linfographie-sur-les-paquets-de-cigarettes-2023/">Mise à jour de l&rsquo;infographie sur les paquets de cigarettes &#8211; 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://fiscalite-comportementale.org">L&#039;Observatoire de la fiscalité comportementale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="3871" class="elementor elementor-3871" data-elementor-post-type="post">
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									<div>De 2021 à 2022, les recettes fiscales ont chuté.  En 2021, l&rsquo;Etat a perdu 123 milliards d&rsquo;euros (baisse de 0.8%) et 816 milliards en 2022 (baisse de 5.5%). Ainsi les recettes sont passées de 14 814 milliards d&rsquo;euros en 2021 à 13 998 milliards d&rsquo;euros en 2022. </div><div> </div><div>Le volume des ventes des paquets de cigarettes suit aussi cette trajectoire. Entre 2020 et 2021, les ventes ont chuté de 7% passant de 35 817 millions à 33 480 millions de ventes. Entre 2021 et 2022, les ventes ont continué de diminuer, elles sont passées de 33 480 millions de ventes à 31 700 millions de ventes, soit une perte de 5%.</div><div> </div><div><span style="color: #000000;"><b>Voici les nouvelles composantes du prix du paquet de cigarettes à 11 euros.  </b></span></div><div><span style="color: #000000;">Selon le bilan annuel de la douane 2022,  un paquet de cigarettes commercialisé 11 euros correspond à : </span></div><div><ul><li><span style="color: #000000;">64 centimes pour les industriels</span></li><li><span style="color: #000000;">1.11 centimes de remise brute du débitant de tabac</span></li><li><span style="color: #000000;">1,83€ de TVA  sur le prix de vente au détail</span></li><li><span style="color: #000000;">1,36€ de part spécifique pour 1000 cigarettes</span></li><li><span style="color: #000000;">6.05€ de part proportionnelle au prix de vente de détail<br /></span></li></ul><p><span style="color: #000000;">La part totale de la taxe correspond à 84% du prix du paquet de cigarettes. </span></p></div><div dir="ltr"><div><span style="color: #000000;"> </span></div><div><span style="color: #000000;">Pour plus d&rsquo;informations, découvrez notre <a href="https://drive.google.com/file/d/1OASNajl4S9Uq2JHvJYSrEpgBWohSx0Uv/view?usp=sharing">infographie</a> et notre <a href="https://fiscalite-comportementale.org/la-lettre-n-3-la-fiscalite-comportementale-evolution-et-diversification/">lettre n°3</a>.</span></div></div>								</div>
				</div>
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		</section>
				</div>
		<p>L’article <a href="https://fiscalite-comportementale.org/mise-a-jour-de-linfographie-sur-les-paquets-de-cigarettes-2023/">Mise à jour de l&rsquo;infographie sur les paquets de cigarettes &#8211; 2023</a> est apparu en premier sur <a href="https://fiscalite-comportementale.org">L&#039;Observatoire de la fiscalité comportementale</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les limites de la fiscalité sur les boissons alcoolisées et sucrées</title>
		<link>https://fiscalite-comportementale.org/les-limites-de-la-fiscalite-sur-les-boissons-alcoolisees-et-sucrees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 May 2023 08:00:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[actualités - santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fiscalite-comportementale.org/?p=4705</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur l‘audition de la commission des affaires sociales : recettes et équilibre général de la sécurité sociale : « les mesures récentes relatives à la « fiscalité comportementale » » Mardi 16 mai, la commission des affaires sociales s’est réunie autour des “mesures récentes relatives à la fiscalité comportementale”. Les deux députés Cyrille Isaac-Sibille et Thierry [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://fiscalite-comportementale.org/les-limites-de-la-fiscalite-sur-les-boissons-alcoolisees-et-sucrees/">Les limites de la fiscalité sur les boissons alcoolisées et sucrées</a> est apparu en premier sur <a href="https://fiscalite-comportementale.org">L&#039;Observatoire de la fiscalité comportementale</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="4705" class="elementor elementor-4705" data-elementor-post-type="post">
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									<div><p>Retour sur l‘audition de la <span style="text-decoration: underline;">commission des affaires sociales : recettes et équilibre général de la sécurité sociale : « les mesures récentes relatives à la « fiscalité comportementale » »</span></p><p>Mardi 16 mai, la <strong>commission des affaires sociales</strong> s’est réunie autour des “mesures récentes relatives à la fiscalité comportementale”. Les deux députés <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA722374">Cyrille Isaac-Sibille</a> et <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA794678">Thierry Frappé</a> ont notamment souhaité faire le point sur l’efficacité des taxes liées à la fiscalité comportementale, son déploiement et sur ses résultats.</p><h5>Une fiscalité peu efficace</h5><p>Les deux députés s’appuient sur le cas des <strong>boissons alcoolisées et sucrées</strong> pour montrer les limites d’une fiscalité “disparate et peu lisible” qui a finalement eu un <strong>impact mineur</strong> quant à une potentielle diminution de la consommation.</p><p>La taxation élevée sur les boissons alcoolisées (20% de TVA) et les boissons sucrées (5,5% de TVA) permet des <strong>recettes fiscales importantes</strong> de l’ordre de 4-5 milliards par an. Cela vient alors questionner la véritable nature de cette fiscalité : a-t-elle réellement un <strong>enjeu comportemental</strong> ou est-ce seulement une <strong>énième fiscalité de rendement</strong> ?</p><p>En effet, comme le rappelle à juste titre lors de son audition Mme <a href="https://www.linkedin.com/in/m%C3%A9lanie-joder-2452587b/?original_referer=https%3A%2F%2Fwww%2Egoogle%2Ecom%2F&amp;originalSubdomain=fr">Mélanie Joder</a>, directrice du budget au Ministère de l&rsquo;économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, l&rsquo;objectif d’une taxe comportementale est d’avoir un <strong>rendement décroissant avec le temps</strong> pour in fine disparaître. C’est là la preuve de son efficacité. Or on ne voit à ce jour <strong>aucune perspective de ralentissement</strong> sur la taxation des boissons alcoolisées et sucrées.</p><h5>Comment expliquer cette faible efficacité de la fiscalité sur les boissons en matière de santé ?</h5><p>Il est important de rappeler que l’introduction de taxes comportementales présente un <strong>double objectif</strong> : prévenir l’entrée dans une <strong>addiction</strong> et inciter à <strong>arrêter</strong> ou <strong>limiter</strong> la consommation d’un produit souvent néfaste pour la santé de l’individu.</p><p>On dénombre aujourd’hui en France <strong>112 décès</strong> par jour à cause de l&rsquo;alcool, et on estime que sa consommation coûte près de <strong>110 milliards d&rsquo;euros</strong> chaque année à la société. Les taxes comportementales présentent alors un véritable enjeu de santé publique.</p><p>Les deux députés font ainsi le constat que dans l&rsquo;objectif de réduire la consommation de certaines boissons, “l’outil fiscal est très peu et mal utilisé en France”. La fiscalité ne semble pas adaptée aux habitudes de consommation.</p><h5>Un prix minimum comme nouvelle solution</h5><p>A partir du constat de l’échec de la fiscalité comportementale sur les boissons sucrées et alcoolisées, les députés <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA722374">Cyrille Isaac-Sibille</a> et <a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/deputes/PA794678">Thierry Frappé</a> proposent la mise en place d’un <strong>prix minimum</strong> sur les boissons. Cette mesure n’est pas nouvelle, elle a déjà été expérimentée au Canada où elle a permis d’<strong>économiser 6 milliards d’euros en 10 ans</strong> ainsi qu’une réduction du chômage et du nombre d’hospitalisations dans le pays.</p><p>Les débats autour de la fiscalité comportementale se sont multipliés. Si c’est un <strong>outil pertinent</strong> pour inciter à modifier les comportements, elle se doit d’être utilisée intelligemment sous peine de se révéler inefficace et de devenir une <strong>taxe comme une autre.</strong></p></div>								</div>
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		<p>L’article <a href="https://fiscalite-comportementale.org/les-limites-de-la-fiscalite-sur-les-boissons-alcoolisees-et-sucrees/">Les limites de la fiscalité sur les boissons alcoolisées et sucrées</a> est apparu en premier sur <a href="https://fiscalite-comportementale.org">L&#039;Observatoire de la fiscalité comportementale</a>.</p>
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		<title>Industrie du tabac : quels business demain ?</title>
		<link>https://fiscalite-comportementale.org/industrie-du-tabac-quels-business-demain/</link>
		
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		<pubDate>Tue, 16 May 2023 13:14:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La politique fiscale sur les produits liés au tabac et à la nicotine limite fortement la concurrence des marques par les prix. En effet, selon le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2023, les taxes peuvent représenter jusqu’à 86 % du prix réglé par le consommateur. Pour se différencier, les cigarettiers ne peuvent [&#8230;]</p>
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									<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">La politique fiscale sur les produits liés au tabac et à la nicotine limite fortement la concurrence des marques par les prix. En effet, selon <strong>le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2023</strong>, les taxes peuvent représenter jusqu’à 86 % du prix réglé par le consommateur. Pour se différencier, les cigarettiers ne peuvent pas non plus s’appuyer sur les emballages. Là encore, le législateur a <strong>imposé des visuels et des codes couleurs</strong> qui ne permettent plus de créer une attirance particulière pour un paquet. La lutte contre le tabagisme a donc <strong>neutralisé deux leviers majeurs</strong> dans la décision d’achat et pose la question du modèle économique des acteurs industriels du secteur.</span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Il reste un levier : le contenu des cigarettes. Mais les dispositions législatives ambitionnent de faire évoluer les produits du tabac vers des i<strong>ngrédients moins à risque</strong>. Dans la réalité, les industriels du tabac ne suivent pas cette voie. Selon l’indice de transformation du tabac 2022, les produits à haut risque représentaient encore 95 % des ventes des 15 plus grandes compagnies de tabac à l’échelle mondiale.</span></p><h5 style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Un secteur à la recherche du bon chemin pour muer</span></h5><p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Une raison à ce constat : à l’image de Philip Morris, l’industrie du tabac se prépare à <strong>la disparition de cette activité</strong>. Au lieu d’investir dans l’évolution des produits liés au tabac, pour qu’ils soient moins nocifs, ils se développent sur de <strong>nouveaux segments</strong> moins contraignants sur le plan fiscal, comme le vapotage. Ce dernier est perçu par les industriels comme une alternative répondant aux enjeux de santé. Une position que ne partagent pas les législateurs, telle l’Union européenne qui appelle à une fiscalité identique à celle appliquée au tabac.</span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">À ce jour, le défi du secteur du tabac consiste à éviter plus de contraintes de la part des États pour se donner le temps de réorienter leurs activités en lançant des innovations avec des substances non nocives. D’autres choisissent d’abandonner le secteur, à l’image de American Can Coe qui se tourne vers les produits d’assurance.</span></p>								</div>
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		<title>En France, la fiscalité sur le tabac prend un virage vers l’approche anglo-saxonne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[dev2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 May 2023 13:09:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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<p>L’article <a href="https://fiscalite-comportementale.org/en-france-la-fiscalite-sur-le-tabac-prend-un-virage-vers-lapproche-anglo-saxonne/">En France, la fiscalité sur le tabac prend un virage vers l’approche anglo-saxonne</a> est apparu en premier sur <a href="https://fiscalite-comportementale.org">L&#039;Observatoire de la fiscalité comportementale</a>.</p>
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									<p style="text-align: justify;"><em><span style="font-weight: 400;">Les débats parlementaires autour de l’article 8 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale élargissent la lutte du tabac à l’ensemble des produits utilisant de la nicotine. Ce glissement vers tout vecteur dispensant de la nicotine va au-delà de la simple sémantique s’inspirant d’une approche des addictions venus d’outre-atlantique.</span></em></p><p style="text-align: justify;">Chaque année, l’étude du <strong>projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS)</strong> est l’occasion de débattre de l’impact réel des dispositions antitabac. 2023 n’a pas dérogé à la règle. En optant pour une <strong>harmonisation de la fiscalité sur les différents produits du tabac</strong> et leurs alternatives, les parlementaires et le gouvernement ont visé non plus la consommation du tabac, mais l’usage de la nicotine. <strong>Trois types de produits sont ciblés</strong> : les produits composés totalement ou partiellement de tabac, les nouveaux produits à base de tabac chauffé, les produits issus du vapotage et les produits à fumer à base de plantes autres que le tabac. Ce qui explique l’apparition d’une fiscalité sur le tabac à chauffer et des interrogations concernant le CBD.</p><h5 style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Royaume-Uni : priorité aux restrictions dans les usages</span></h5><p style="text-align: justify;">Cette évolution de la fiscalité française s’inspire d’expériences anglo-saxonnes réussies. Et à commencer par celle du Royaume-Uni, qui applique cette <strong>politique globale depuis 2007</strong> et touche tous les produits pouvant contenir de la nicotine.<br />Concrètement, la loi britannique prévoit des <strong>taxes qui augmentent régulièrement</strong>, des paquets neutres avec des avertissements « fumer tue » sur les emballages, une interdiction des publicités et des campagnes marketing, des dispositifs d’accompagnement à l’arrêt de la consommation, et bien sûr l’indication de fumer sur les lieux collectifs et de travail. Ce que fait aussi la France, mais seulement sur les produits du tabac et non pas tous ceux contenant de la nicotine.</p><p style="text-align: justify;">Or, si le prix des cigarettes reste attractif outre-Manche, selon un rapport de 2019 de l’association des Ligues contre le cancer européennes la politique britannique obtient les meilleures évaluations. D’ailleurs, en juin 2022, un rapport remis au gouvernement londonien fixait <strong>l’objectif d’arriver à un pays sans tabac à l’horizon de 2030.</strong> Et pour cela, de nouvelles mesures fortes ont été discutées. Si l’interdiction de fumer dans une voiture en présence d’un enfant est déjà en place depuis plusieurs années, il est envisagé de fixer un âge légal minimum pour fumer ou encore de réduire les lieux de vente en ne permettant plus aux supermarchés de vendre les produits incriminés. Autant de thèmes pour lesquels le débat n’a pas encore eu lieu en France, même si ses choix la placent juste derrière le Royaume-Uni dans les évaluations de sa <strong>lutte contre le tabagisme.</strong></p><h5 style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">États-Unis : haro sur la nicotine</span></h5><p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Parmi les mesures ciblées que la France n’a pas encore retenues, il y a la <strong>réduction de la présence de la nicotine.</strong> Outre-Atlantique, le sujet est déjà sur la table. Après avoir appliqué des mesures identiques à celles prises par le Royaume-Uni et plus récemment par la France, les autorités réfléchissent à fixer un <strong>seuil maximum de nicotine</strong> contenue dans les produits. L’agence américaine responsable des produits du tabac (FDA) souhaite fixer ce seuil à un niveau suffisamment bas pour enrayer le phénomène de dépendance qu’entraîne sa consommation. En effet, elle observe qu’un fumeur sur deux échoue à arrêter de fumer en raison de son addiction à la nicotine. Pour être concret, le taux de nicotine actuel est à 12,5 % et la FDA prévoit de l’abaisser à 1,4 % d’ici 2100.</span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Ce délai permet d’accompagner cette évolution par des dispositions fiscales </span><span style="font-weight: 400;">contraignantes. Il s’agit en particulier de décourager les personnes à faibles revenus, en particulier les jeunes. En réduisant leur addiction, la consommation régulière de tabac ou d’un produit alternatif devrait singulièrement diminuer. Pour obtenir des résultats en ce sens, aucun produit du tabac ou alternatif ne doit bénéficier d’un avantage comparatif par rapport aux autres produits. Les parlementaires en France ont commencé à faire ce travail, mais <strong>les écarts de fiscalité et de prix ne sont pas tous éliminés.</strong></span></p>								</div>
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		<p>L’article <a href="https://fiscalite-comportementale.org/en-france-la-fiscalite-sur-le-tabac-prend-un-virage-vers-lapproche-anglo-saxonne/">En France, la fiscalité sur le tabac prend un virage vers l’approche anglo-saxonne</a> est apparu en premier sur <a href="https://fiscalite-comportementale.org">L&#039;Observatoire de la fiscalité comportementale</a>.</p>
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