La lutte contre le cancer, un enjeu de santé publique

75 000 décès attribués au tabac

Face aux effets du tabagisme sur la santé, les responsables politiques s’attachent, depuis une vingtaine d’années, à mettre en œuvre des mesures fortes pour réduire drastiquement la consommation.
75 000. C’est le nombre de décès attribués au tabac qui surviennent chaque année en France, dont 45 000 liés au cancer et 17 000 aux maladies cardiovasculaires.

Face à cette surmortalité comportementale, des dispositions ont été mises en œuvre depuis les années 2000, au travers de trois plans cancer successifs (2003 – 2007, 2009 – 2013 et 2014 -2019). Une démarche encore renforcée dans le cadre de la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030 qui vise à réduire de 60 000 le nombre de cancers évitables chaque année à horizon 2040, à porter le nombre de dépistage annuel de 9 à 10 millions, à réduire significativement la part de patients souffrants de séquelles 5 ans après le diagnostic de leur cancer ou encore à améliorer les taux de survie des cancers de mauvais pronostic. Dans la feuille de route 2021-2025 élaborée par l’Institut National du Cancer, la réduction du tabagisme reste une priorité absolue. « L’impact du tabac sur la santé reste méconnu du grand public malgré 45 000 décès par cancer par an, souligne le document. Son impact environnemental, pourtant énorme, est ignoré.

Enfin, son impact financier est très lourd. D’ores et déjà mobilisés autour de l’objectif du programme national de lutte contre le tabac (PNLT) d’une première génération sans tabac en 2032, l’objectif de la stratégie décennale est celui, à terme, d’une société sans tabac, plus protectrice de la santé de nos concitoyens et de l’environnement ».  Un objectif qui passera, une fois encore, par des actions sur différents leviers dont bien entendu le prix et les différents prélèvements fiscaux qui le composent.

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